Il est 6h59, mon réveil va sonner dans moins d'une minute. Je déteste me réveiller avant qu'il sonne mais avec la chance que j'ai ça devient une habitude...
Aujourd'hui c'est la rentrée, wouw quelle joie... J'étais heureuse de retrouver mes amis c'est tout, faut pas rêver les cours et moi ça fait 2...
- Yulia ?!
- Quoi ...
- Lève-toi, c'est l'heure et dépêche-toi ! Ce serais bête d'être en retard le premier jour...
- Oh c'est bon maman ! Encore 20 secondes...
Je finis à peine ma phrase que ce pu*** de réveil se met à hurler. J'avais complètement oublié de mettre le mode musique, j'ai donc eu droit à des biiiip biiiip qui faillirent me faire faire un arrêt cardiaque... Bref, je m'étirai un bon coup et je sortis doucement de mon lit. Je ne voulais en aucun cas bousculer les choses... Pas le jour de la rentrée non plus !
Après m'être battue avec mes cheveux je descendis enfin prendre mon ptit dej' mon ventre criait famine mais on sonna déjà à la porte ...
Je traînais les pieds pour aller ouvrir et je vis Tania, ma meilleure amie.
- Toujours pas prête ? me demanda-t-elle
- Bonjour quand même...
- Excuse-moi mais je suis tellement pressée d'aller en cours ! s'excita-t-elle
- Ah bon et depuis quand ?
- Nora m'a dit qu'il y avait plein de nouveaux garçons donc grouille-toi !
Je pris un croissant et je la rejoignis. Sur le chemin on croisa quelques copines et, arrivées au lycée, toutes les filles se mirent à hurler en voyant les garçons... Je les regardai hurler et m'éloignai car comment dire ... Elles me pétaient les oreilles ... Je décidai de me mettre à part et de regarder tous les nouveaux, mais je fus vite interrompu quand un garçon vint en face me demandant mon nom. Je lui répondis mais quelqu'un se mit à hurler.
- T'as aucune chance mon pauvre, c'est une lesbienne !
Il me regarda avec étonnement et je lui fis un clin d'½il, il rougit puis me souhaita une bonne journée. C'était le premier gars qui ne me rigolait pas au nez...
La sonnerie retentit et j'allai rejoindre les autres. Toujours le même blabla, le jour de la rentrée donc j'en profitai pour terminer ma nuit... A la fin de la journée, Tania m'annonça qu'elle avait un rendez-vous chez le médecin mais je ne la croyais pas... C'était plutôt avec un nouveau qui s'appelait Steven, elle me racontait tous les moindres faits et gestes qu'il faisait à l'autre bout de la classe sans se rendre compte que je dormais déjà.
Je marchai donc, seule, le lycée n'était qu'à 15 minutes de ma maison. La rue était calme mais 3 hommes s'approchèrent de moi. Oh non pas lui murmurai-je... Je m'apprêtais à faire demi-tour mais le voila déjà derrière moi me tenant l'épaule. Derrière lui, se tenait 2 hommes l'un était blond et l'autre châtain clair.
- Tiens tiens... Volkova !
- Laisse-moi tranquille, je n'ai plus rien à te dire !
- Oh si ! Tu n'aurais pas oublié que tu me dois 400 balles depuis 2 mois !
- Je t'ai déjà dit que je ne les avais pas et que je te les rendrais quand je les aurais !
- Nan nan c'est finit ce blabla ! Je les veux maintenant !
Il me colla une arme dans la figure et me fit signe d'aller cambrioler la plus grande maison du quartier.
- Nan mais tu rêves, toi !
- C'est ça, ou je balance tout au flic !
- Bastien, je te jure, si tu fais ça je te tue !
Il me lança un regard aussi noir que le tableau de ma nouvelle classe. Il me poussa en m'insultant et en me menaçant à nouveau. Je mis ma capuche sur la tête et le foulard qui traînait au fond de mon sac. Et oui, je n'ai même pas pris la peine de l'ouvrir pendant les vacances. L'arme était cachée sous mon pull, je respirai un bon coup mais je faillis m'étouffer en aspirant le foulard. Je suis vraiment pas douée... Je me retournai encore une dernière fois et je vis Bastien qui pointait une arme sur moi pour me forcer à y aller. Lui et ses 3 hommes étaient cachés derrière une voiture. J'essayais de me rassurer en me disant qu'il fallait juste demander de l'argent puis repartir en courant... Je sonnai ... quelques secondes plus tard une petite fille aux cheveux blonds m'ouvrit. Sur le coup, j'oubliai pourquoi j'étais là mais j'entendis son père venir en me voyant ainsi camouflée. Je braquai l'arme sur lui et avant même d'avoir prononcé un seul mot, un coup de feu se fit entendre. Sur le coup, mon corps tout entier trembla, je lâchai mon arme quand je vis que l'homme était étalé sur sa fille. Je fis deux pas en arrière puis il se releva. Mon regard se tourna alors vers la petite fille. Mon souffle en fut coupé quand je la vis, baignant dans son sang.